Première · Spécialité Physique-Chimie · Chapitre 10
Énergie mécanique — 10 exercices corrigés
De l'application directe au défi type bac : énergie cinétique, travail, théorème de l'énergie cinétique, énergie potentielle, énergie mécanique, pendule et bilan énergétique en Python.
Comment travailler ces exercices
Lis l'énoncé en entier et relève les données avec leurs unités (convertis tout de suite : g → kg, km/h → m/s).
Rédige ta réponse dans la zone prévue (elle est enregistrée sur cet appareil) : formule littérale d'abord, puis application numérique.
Bloqué ? Ouvre l'aide : elle oriente sans donner la réponse.
Compare ensuite avec la correction détaillée, puis coche « Exercice terminé ».
Données valables pour tous les exercices : g = 9,8 N/kg ; 1 m/s = 3,6 km/h. Les résultats sont donnés avec 2 ou 3 chiffres significatifs, comme les données.
1
Énergie cinétique d'un cycliste
Niveau 1
Compétence : utiliser \(E_c=\frac12mv^2\) ; convertir une vitesse ; comprendre l'effet du carré.
Une cycliste et son vélo ont une masse totale de 80 kg. Elle roule sur une piste à vitesse constante.
Données
m = 80 kg ; v = 36 km/h.
Convertir la vitesse en m/s.
Calculer l'énergie cinétique du système {cycliste + vélo}.
En sprint, sa vitesse double. Sans nouveau calcul complet, dire par combien est multipliée son énergie cinétique, puis donner sa nouvelle valeur.
Besoin d'aide ?
Pour passer des km/h aux m/s, on divise par 3,6. Dans la formule, quelle grandeur est élevée au carré ?
Question 1 — Conversion
On cherche
La vitesse v exprimée en m/s, unité obligatoire dans \(E_c=\frac12mv^2\).
Calcul
1 m/s = 3,6 km/h, donc on divise par 3,6 : \(v = \dfrac{36}{3{,}6} = 10\ \text{m/s}\).
Résultat
v = 10 m/s
Question 2 — Énergie cinétique
Loi utilisée
\(E_c = \frac12\,m\,v^2\) avec m = 80 kg (masse du système complet) et v = 10 m/s.
Avec v = 36 (km/h) on trouverait 51 840 J, une valeur 13 fois trop grande (3,6² ≈ 13).
Question 3 — Vitesse doublée
Raisonnement
Ec est proportionnelle à v². Si v est multipliée par 2, v² est multipliée par 2² = 4, donc Ec aussi.
Résultat
Ec est multipliée par 4 : 4 × 4,0 kJ = 16 kJ (v = 20 m/s = 72 km/h).
Interprétation
Freiner depuis 72 km/h demande d'évacuer 4 fois plus d'énergie que depuis 36 km/h : c'est pour cela que la vitesse est un facteur de risque si important.
Compétence : calculer le travail d'une force constante avec \(W = F\times AB\times\cos\theta\) ; identifier travail moteur, nul ou résistant.
Lors d'un déménagement, on tire un carton de 20 kg sur un sol horizontal à l'aide d'une sangle inclinée de 20° au-dessus de l'horizontale. Le carton se déplace de A vers B, en ligne droite.
Données
AB = 5,0 m ; force de traction F = 50 N inclinée de 20° ; poids P = m g avec m = 20 kg ; réaction normale \(\vec R\) du sol (verticale) ; force de frottement f = 30 N, opposée au déplacement. cos 20° ≈ 0,940.
Pour chacune des quatre forces, donner l'angle θ entre la force et le déplacement \(\overrightarrow{AB}\).
Calculer le travail de chaque force entre A et B, et préciser s'il est moteur, nul ou résistant.
Calculer la somme des travaux. Le carton accélère-t-il ou ralentit-il ?
Besoin d'aide ?
Le déplacement est horizontal. Une force verticale fait donc un angle de 90° avec lui. Une force opposée au déplacement fait un angle de 180°.
Question 1 — Angles
Raisonnement
On mesure toujours l'angle entre le vecteur force et le vecteur déplacement (horizontal, vers la droite) :
Force
\(\vec F\)
\(\vec P\)
\(\vec R\)
\(\vec f\)
θ
20°
90°
90°
180°
Question 2 — Travaux
Loi utilisée
\(W_{AB}(\vec F) = F\times AB\times\cos\theta\), avec F en N, AB en m, W en J.
Compétence : exploiter \(W(\vec P)=mg(z_A-z_B)\) ; relier travail du poids et variation d'énergie potentielle ; distinguer force conservative et non conservative.
Un randonneur (équipement compris) part d'un refuge situé à 1 450 m d'altitude pour atteindre un col à 2 100 m. Il hésite entre un sentier raide de 4,2 km et une piste en lacets de 7,5 km.
Données
m = 70 kg ; zrefuge = 1 450 m ; zcol = 2 100 m.
Calculer le travail du poids du randonneur pour le trajet par le sentier, puis par la piste.
Ce travail est-il moteur ou résistant ? Justifier physiquement.
Calculer la variation d'énergie potentielle de pesanteur entre le refuge et le col.
Le randonneur subit aussi des frottements (air, chaussures). Expliquer pourquoi leur travail, lui, serait différent selon le chemin.
Besoin d'aide ?
Le poids est une force conservative : seules les altitudes de départ et d'arrivée comptent. La longueur du chemin est-elle utile ?
Question 1 — Travail du poids
On cherche
W(\(\vec P\)) entre le refuge A (zA = 1 450 m) et le col B (zB = 2 100 m), pour deux chemins.
Loi utilisée
Le poids est conservatif : \(W_{AB}(\vec P) = m\,g\,(z_A - z_B)\), indépendant du chemin suivi. Les longueurs 4,2 km et 7,5 km n'interviennent pas.
W(P) < 0 : travail résistant. Le randonneur monte alors que le poids est dirigé vers le bas : le poids s'oppose à la montée. Ce sont ses muscles qui fournissent l'énergie nécessaire.
Question 3 — Variation d'énergie potentielle
Loi utilisée
\(\Delta E_p = mg(z_B - z_A) = -W(\vec P)\)
Résultat
ΔEp ≈ +4,46×10⁵ J : l'énergie potentielle augmente quand on monte.
Piège
W(P) et ΔEp ont même valeur absolue mais des signes opposés. Attention aussi à l'ordre zA − zB dans la formule du travail.
Question 4 — Les frottements
Raisonnement
Une force de frottement s'oppose au mouvement à chaque instant : son travail est négatif sur chaque petit morceau de trajet et s'accumule. Pour une intensité constante, \(W = -f\times d\) : il est proportionnel à la longueur parcourue.
Conclusion
Sur la piste de 7,5 km, l'énergie dissipée par frottement serait plus grande que sur le sentier de 4,2 km : les frottements sont des forces non conservatives.
Compétence : appliquer le théorème de l'énergie cinétique pour déterminer une distance ; interpréter la dépendance en v².
Une voiture roule sur une route horizontale et rectiligne. Le conducteur freine : on modélise l'action des freins par une force constante, opposée au mouvement, jusqu'à l'arrêt. On néglige les autres frottements.
Données
m = 1 200 kg ; vitesse au début du freinage vA = 72 km/h ; force de freinage F = 6,0×10³ N.
Calculer l'énergie cinétique de la voiture au début du freinage.
Faire l'inventaire des forces qui s'exercent sur la voiture et préciser lesquelles travaillent pendant le freinage.
À l'aide du théorème de l'énergie cinétique, établir l'expression littérale de la distance de freinage d, puis la calculer.
Calculer la distance de freinage à 108 km/h. Par combien a-t-elle été multipliée ? Commenter.
Besoin d'aide ?
À l'arrêt, Ec(B) = 0. La force de freinage fait un angle de 180° avec le déplacement : W = −F × d.
Question 1 — Énergie cinétique initiale
Conversion et calcul
vA = 72 / 3,6 = 20 m/s. \(E_c(A) = \frac12 m v_A^2 = \frac12\times1200\times20^2 = 2{,}4\times10^5\ \text{J}\)
Résultat
Ec(A) = 2,4×10⁵ J
Question 2 — Inventaire des forces
Raisonnement
Poids \(\vec P\) (vertical), réaction normale de la route \(\vec R\) (verticale), force de freinage \(\vec F\) (horizontale, opposée au mouvement). Le déplacement est horizontal : \(\vec P\) et \(\vec R\) lui sont perpendiculaires et ne travaillent pas. Seule \(\vec F\) travaille : \(W(\vec F) = -F\times d\).
Question 3 — Distance de freinage
Loi utilisée
Théorème de l'énergie cinétique entre A (début du freinage) et B (arrêt) : \(E_c(B) - E_c(A) = W(\vec P) + W(\vec R) + W(\vec F)\)
\(0 - \frac12 m v_A^2 = 0 + 0 - F\,d \quad\Longrightarrow\quad d = \dfrac{m\,v_A^2}{2F}\)
Unités : kg·m²·s⁻² / N = J / N = N·m / N = m ✔. Ordre de grandeur réaliste pour un freinage à 72 km/h.
Question 4 — À 108 km/h
Calcul
v = 108 / 3,6 = 30 m/s ; \(d' = \dfrac{1200\times30^2}{2\times6{,}0\times10^3} = 90\ \text{m}\)
Résultat
d' = 90 m, soit 90 / 40 = 2,25 fois plus.
Interprétation
La vitesse a été multipliée par 1,5 mais la distance par 1,5² = 2,25, car d est proportionnelle à v². Une petite hausse de vitesse allonge beaucoup la distance d'arrêt.
Piège
Croire que la distance est proportionnelle à la vitesse (on aurait alors trouvé 60 m).
Compétence : exploiter la conservation de l'énergie mécanique (chute libre) ; confronter le modèle à une mesure ; utiliser ΔEm pour estimer une force de frottement.
Un ballon est lâché sans vitesse initiale depuis un balcon. On prend l'origine des altitudes au niveau du sol et on étudie d'abord la chute en négligeant les frottements de l'air.
Données
m = 0,45 kg ; hauteur de lâcher h = 12 m ; g = 9,8 N/kg.
Calculer l'énergie mécanique du ballon au moment du lâcher.
Justifier que l'énergie mécanique se conserve dans ce modèle, puis en déduire la vitesse du ballon juste avant de toucher le sol.
Calculer sa vitesse à mi-hauteur (z = 6,0 m). Est-elle égale à la moitié de la vitesse finale ?
Montrer que, dans ce modèle, la vitesse au sol ne dépend pas de la masse du ballon.
Une mesure vidéo donne en réalité vsol = 13,0 m/s. Calculer l'énergie dissipée pendant la chute, puis la valeur moyenne de la force de frottement de l'air.
Besoin d'aide ?
Écris Em(départ) = Em(sol) en remplaçant chaque énergie par son expression, puis isole v. Pour la question 5 : ΔEm = W(frottement) = −f × d.
Question 1 — Énergie mécanique initiale
Calcul
Lâché sans vitesse : Ec = 0. \(E_m = 0 + m g h = 0{,}45\times9{,}8\times12 = 52{,}9\ \text{J}\)
Résultat
Em ≈ 52,9 J
Question 2 — Vitesse au sol
Raisonnement
Sans frottement, le ballon n'est soumis qu'à son poids, force conservative : Em se conserve. Au sol, z = 0 donc Ep = 0 :
\(m g h = \frac12 m v^2 \quad\Longrightarrow\quad v = \sqrt{2 g h}\)
La chute de 6,0 m a converti \(mg\times6{,}0\) en énergie cinétique : \(v = \sqrt{2\times9{,}8\times6{,}0} = \sqrt{117{,}6} \approx 10{,}8\ \text{m/s}\).
Interprétation
10,8 m/s ≠ 15,3 / 2 = 7,7 m/s. À mi-hauteur, c'est l'énergie cinétique qui vaut la moitié de sa valeur finale (26,5 J), pas la vitesse : v est proportionnelle à √h.
Question 4 — Indépendance vis-à-vis de la masse
Raisonnement
Dans \(m g h = \frac12 m v^2\), m apparaît des deux côtés et se simplifie : \(v = \sqrt{2gh}\) ne contient pas m. Sans frottement, tous les objets lâchés de la même hauteur arrivent au sol à la même vitesse.
\(\Delta E_m = 38{,}0 - 52{,}9 = -14{,}9\ \text{J}\) : 14,9 J ont été dissipés.
\(\Delta E_m = W(\vec f) = -f\times h \quad\Longrightarrow\quad f = \dfrac{14{,}9}{12} \approx 1{,}2\ \text{N}\)
Résultat
Énergie dissipée ≈ 15 J ; force de frottement moyenne f ≈ 1,2 N
Interprétation
Le poids vaut 0,45 × 9,8 = 4,4 N : les frottements valent environ 28 % du poids, ce qui n'est pas négligeable pour un ballon léger et volumineux. Le modèle de chute libre était donc trop simple ici.
Piège
Oublier que la force trouvée est une moyenne : en réalité le frottement de l'air augmente avec la vitesse.
Compétence : exploiter la conservation de l'énergie mécanique pour un pendule ; justifier qu'une force ne travaille pas ; utiliser \(h = L(1-\cos\theta)\).
Une petite bille est suspendue à un fil inextensible de masse négligeable. On l'écarte de sa position d'équilibre d'un angle θ₀, puis on la lâche sans vitesse. On néglige d'abord tout frottement. L'origine des altitudes est prise au point le plus bas de la trajectoire.
Données
m = 0,20 kg ; L = 0,80 m ; θ₀ = 40° ; cos 40° ≈ 0,766 ; cos 20° ≈ 0,940.
Faire l'inventaire des forces qui s'exercent sur la bille. Expliquer pourquoi la tension du fil ne travaille pas.
Calculer la hauteur h₀ de la bille au moment du lâcher, puis son énergie mécanique.
Calculer la vitesse de la bille lorsqu'elle passe par le point le plus bas.
Calculer sa vitesse lorsque le fil fait un angle de 20° avec la verticale.
En réalité, l'amplitude des oscillations diminue lentement. Interpréter en termes d'énergie.
Besoin d'aide ?
La trajectoire est un arc de cercle : la vitesse est tangente au cercle, le fil est dirigé selon un rayon. Quel angle font-ils ? Pour la question 4, calcule h pour 20° puis applique la conservation de Em.
Question 1 — Forces
Raisonnement
Forces : le poids \(\vec P\) et la tension du fil \(\vec T\). La trajectoire est un arc de cercle de centre le point d'attache : à chaque instant, la vitesse est tangente au cercle, et le fil (donc \(\vec T\)) est dirigé selon le rayon. Tangente et rayon sont perpendiculaires : \(\vec T\) est perpendiculaire à chaque petit déplacement, son travail est nul.
Conclusion
Seul le poids, conservatif, travaille : l'énergie mécanique se conserve.
Question 2 — Hauteur et énergie mécanique
Loi utilisée
\(h_0 = L(1-\cos\theta_0)\) ; \(E_m = E_c + E_p = 0 + m g h_0\) (lâcher sans vitesse).
Au point bas, Ep = 0, donc \(\frac12 m v^2 = m g h_0\) : \(v = \sqrt{2 g h_0} = \sqrt{2\times9{,}8\times0{,}187} \approx 1{,}9\ \text{m/s}\)
Résultat
vmax ≈ 1,9 m/s : c'est la vitesse maximale, car Ep y est minimale.
Question 4 — Vitesse à 20°
Calcul
\(h = 0{,}80\times(1-0{,}940) = 0{,}048\ \text{m}\). Conservation : \(m g h_0 = \frac12 m v^2 + m g h\), d'où \(v = \sqrt{2g(h_0-h)} = \sqrt{2\times9{,}8\times0{,}139} \approx 1{,}65\ \text{m/s}\)
Résultat
v ≈ 1,6 m/s à 20°
Piège
Prendre h = L × cos θ (distance sous le point d'attache) au lieu de la hauteur au-dessus du point le plus bas. Vérifier : θ = 0 doit donner h = 0.
Question 5 — Amortissement réel
Interprétation
Les frottements de l'air (et au point d'attache) sont des forces non conservatives de travail négatif : ΔEm < 0. À chaque oscillation, la hauteur maximale atteinte, donc Ep,max = Em, diminue : l'énergie mécanique est progressivement dissipée en chaleur.
Compétence : conduire un bilan complet (travaux, théorème de l'énergie cinétique, énergie mécanique) sur un plan incliné.
Dans une aire de jeux, un enfant se laisse glisser, sans vitesse initiale, du haut d'un toboggan droit. On assimile l'enfant à un point matériel ; les frottements du toboggan et de l'air sont modélisés par une force unique, constante, opposée au mouvement.
Données
m = 30 kg ; L = AB = 4,0 m ; α = 30° (sin 30° = 0,50) ; force de frottement f = 60 N.
Calculer la hauteur h du point A au-dessus du point B.
Calculer le travail du poids, celui de la réaction normale du toboggan et celui de la force de frottement entre A et B.
En déduire la vitesse de l'enfant en B.
Quelle serait cette vitesse sans frottement ? Comparer.
Calculer la variation d'énergie mécanique entre A et B et vérifier la cohérence avec la question 2.
Besoin d'aide ?
La hauteur se lit sur la verticale : dans le triangle rectangle, h = L × sin α. La réaction normale est perpendiculaire au toboggan, donc au déplacement.
Les frottements réduisent la vitesse d'arrivée d'environ 6,3 à 4,8 m/s : ils ont dissipé 240 / 588 ≈ 41 % de l'énergie fournie par le poids. C'est voulu : un toboggan sans frottement serait dangereux.
Question 5 — Énergie mécanique
Calcul
Origine en B : \(E_m(A) = 0 + mgh = 588\ \text{J}\) ; \(E_m(B) = 348 + 0 = 348\ \text{J}\) ; \(\Delta E_m = -240\ \text{J}\)
Conclusion
ΔEm = −240 J = W(f) : la variation d'énergie mécanique est bien égale au travail de la seule force non conservative qui travaille.
Compétence : exploiter des mesures expérimentales ; calculer Ec, Ep, Em ; conclure sur la conservation ; estimer une force de frottement.
Un élève lance une petite balle verticalement vers le haut et filme sa montée. Un logiciel de pointage fournit l'altitude z et la vitesse v de la balle en quatre positions successives A, B, C et D de la montée (origine des altitudes au sol).
Données
m = 50 g ; g = 9,8 N/kg.
Position
A
B
C
D
z (m)
1,00
2,40
3,35
3,80
v (m/s)
8,00
5,90
3,81
2,13
Compléter un tableau donnant Ec, Ep et Em (en J, avec 3 décimales) en chaque position.
L'énergie mécanique se conserve-t-elle ? Quelle(s) force(s) peut-on incriminer ?
Calculer le travail des forces de frottement entre A et D, puis la valeur moyenne de la force de frottement.
Comparer cette force au poids de la balle. Le modèle « chute libre » était-il une bonne approximation ?
Besoin d'aide ?
Convertis la masse : 50 g = 0,050 kg. La distance parcourue entre A et D vaut zD − zA (mouvement vertical).
Question 1 — Tableau des énergies
Lois utilisées
m = 0,050 kg. \(E_c = \frac12 m v^2\) ; \(E_p = m g z\) ; \(E_m = E_c + E_p\). Exemple en A : \(E_c = 0{,}5\times0{,}050\times8{,}00^2 = 1{,}600\ \text{J}\) ; \(E_p = 0{,}050\times9{,}8\times1{,}00 = 0{,}490\ \text{J}\).
Résultats
Position
A
B
C
D
Ec (J)
1,600
0,870
0,363
0,113
Ep (J)
0,490
1,176
1,642
1,862
Em (J)
2,090
2,046
2,004
1,975
Question 2 — Conservation ?
Interprétation
Ec diminue et Ep augmente pendant la montée, mais Emdiminue légèrement (de 2,090 à 1,975 J, soit −5,5 %) : elle ne se conserve pas. La balle est soumise, en plus de son poids, au frottement de l'air, force non conservative.
Question 3 — Travail et force de frottement
Loi utilisée
\(\Delta E_m = W(\vec f) = -f\times d\), avec d = zD − zA = 3,80 − 1,00 = 2,80 m.
P = 0,050 × 9,8 = 0,49 N : f ≈ 8 % du poids. L'écart au modèle sans frottement est faible mais mesurable ; le modèle « chute libre » donne une bonne approximation, à quelques pourcents près.
Piège
Garder m = 50 dans les calculs : toutes les énergies seraient 1 000 fois trop grandes. Autre piège : arrondir trop tôt (au centième, Em semblerait presque constante).
Compétence (capacité numérique) : lire, corriger et compléter un script de bilan énergétique ; interpréter ses résultats.
Des capteurs placés le long d'une piste de ski ont relevé l'altitude z et la vitesse v d'un skieur (parti à l'arrêt) en quatre points. Un élève écrit le script ci-dessous pour en faire le bilan énergétique. L'origine des altitudes est prise en bas de la piste.
bilan_skieur.py
m = 70# masse du skieur (kg)g = 9.8z = [50, 35, 20, 5] # altitudes (m)v = [0, 16.0, 22.0, 27.0] # vitesses (m/s)for i inrange(len(z)):
Ep = m * g * z[i]
Ec = 0.5 * m * v[i]# ligne AEm = ............ # ligne B (à compléter)print(z[i], Ep, Ec, Em)
La ligne A contient une erreur. La repérer et l'écrire correctement en Python.
Compléter la ligne B.
Prévoir les valeurs affichées par le script corrigé pour chacun des quatre points.
Que peut-on conclure sur l'énergie mécanique du skieur ? Calculer le travail des forces de frottement entre le premier et le dernier point.
La distance parcourue sur la piste entre ces deux points est de 300 m. En déduire la valeur moyenne de la force de frottement.
Besoin d'aide ?
En Python, « v au carré » s'écrit v[i]**2. Pour la question 4, compare Em au premier et au dernier point.
Question 1 — Erreur ligne A
Raisonnement
\(E_c = \frac12 m v^2\) : la vitesse doit être élevée au carré. L'élève a écrit \(\frac12 m v\), qui n'est même pas homogène à une énergie (kg·m/s au lieu de kg·m²/s²).
Correction
Ec = 0.5 * m * v[i]**2
Question 2 — Ligne B
Correction
Em = Ec + Ep
Question 3 — Valeurs affichées
Calculs
Ep = 70 × 9,8 × z = 686 z ; Ec = 0,5 × 70 × v² = 35 v².
z (m)
Ep (J)
Ec (J)
Em (J)
50
34 300
0
34 300
35
24 010
8 960
32 970
20
13 720
16 940
30 660
5
3 430
25 515
28 945
(Python afficherait ces nombres en notation décimale, par exemple 34300.0, éventuellement avec de petites erreurs d'arrondi.)
Question 4 — Conclusion et travail des frottements
Interprétation
Em diminue régulièrement : l'énergie mécanique ne se conserve pas, des forces non conservatives (frottements neige-skis et air) travaillent.
Compétence : résoudre un problème ouvert en combinant théorème de l'énergie cinétique, travail du poids sur une pente et frottements ; exercer un esprit critique sur un dispositif de sécurité.
Sur les longues descentes de montagne, des « lits d'arrêt » sont aménagés pour les poids lourds dont les freins ne répondent plus : une voie de secours montante, recouverte d'une épaisse couche de gravier dans laquelle les roues s'enfoncent. Le camion y est arrêté à la fois par la pente et par la résistance du gravier.
Données
Masse du camion m = 20 t ; vitesse à l'entrée du lit v₀ = 90 km/h ; pente α = 8° (sin 8° ≈ 0,139) ; force résistante du gravier, supposée constante et opposée au mouvement : Fg = 5,0×10⁴ N ; longueur du lit L = 120 m. On néglige les autres frottements.
Calculer l'énergie cinétique du camion à l'entrée du lit.
On note d la distance parcourue dans le lit avant l'arrêt. Exprimer, en fonction de d, le travail du poids et celui de la force du gravier.
Déterminer d. Le lit est-il assez long ?
Un lit d'arrêt sans gravier (simple rampe en enrobé, frottements négligés) suffirait-il ? Justifier par un calcul.
Quelle part de l'énergie cinétique initiale est dissipée par le gravier ? Sous quelle forme se retrouve le reste ?
Déterminer la vitesse maximale (en km/h) à laquelle un camion de 20 t peut entrer dans ce lit en s'arrêtant avant son extrémité.
Aide progressive
Aide 1 : en montant de d le long de la pente, le camion s'élève de h = d × sin α ; le poids fait un travail résistant.
Aide 2 : le théorème de l'énergie cinétique entre l'entrée et l'arrêt s'écrit 0 − Ec0 = W(P) + W(gravier) + W(R), avec W(R) = 0.
Question 1 — Énergie cinétique initiale
Conversions et calcul
m = 20 t = 2,0×10⁴ kg ; v₀ = 90 / 3,6 = 25 m/s. \(E_{c0} = \frac12\times2{,}0\times10^4\times25^2 = 6{,}25\times10^6\ \text{J}\)
Résultat
Ec0 ≈ 6,3×10⁶ J (6,25 MJ)
Question 2 — Expressions des travaux
Raisonnement
En parcourant d sur la pente, le camion s'élève de h = d sin α : \(W(\vec P) = mg(z_A - z_B) = -m g\,d\sin\alpha\) (résistant). La force du gravier est opposée au déplacement : \(W(\vec F_g) = -F_g\,d\). La réaction normale ne travaille pas.
Valeurs
\(m g\sin\alpha = 2{,}0\times10^4\times9{,}8\times0{,}139 \approx 2{,}72\times10^4\ \text{N}\), donc \(W(\vec P) \approx -2{,}72\times10^4\,d\) et \(W(\vec F_g) = -5{,}0\times10^4\,d\) (W en J, d en m).
Question 3 — Distance d'arrêt
Loi utilisée
Théorème de l'énergie cinétique : \(0 - E_{c0} = -(m g\sin\alpha + F_g)\,d \;\Longrightarrow\; d = \dfrac{E_{c0}}{m g\sin\alpha + F_g}\)
d ≈ 81 m < 120 m : le lit est assez long, avec une marge de sécurité d'environ 40 m.
Question 4 — Sans gravier
Calcul
Seul le poids freine : \(d' = \dfrac{E_{c0}}{m g\sin\alpha} = \dfrac{6{,}25\times10^6}{2{,}72\times10^4} \approx 2{,}3\times10^2\ \text{m}\)
Interprétation
230 m > 120 m : le camion sortirait de la rampe. Pire : arrivé en haut d'une rampe suffisamment longue, il redescendrait, car le poids continuerait d'agir. Le gravier est indispensable : il dissipe l'énergie au lieu de la stocker.
Question 5 — Répartition de l'énergie
Calcul
Énergie dissipée par le gravier : \(F_g\,d = 5{,}0\times10^4\times81 \approx 4{,}0\times10^6\ \text{J}\), soit 4,0 / 6,25 ≈ 65 %.
Interprétation
Les 35 % restants (≈ 2,2×10⁶ J) sont convertis en énergie potentielle de pesanteur (le camion est plus haut de 81 × 0,139 ≈ 11 m). L'énergie dissipée par le gravier part en chaleur et en déformation du gravier.
Question 6 — Vitesse maximale admissible
Raisonnement
Le camion doit s'arrêter pour d ≤ L = 120 m : \(\frac12 m v_{max}^2 = (m g\sin\alpha + F_g)\,L\), d'où \(v_{max} = \sqrt{\dfrac{2(m g\sin\alpha + F_g)L}{m}}\).
Application numérique
\(v_{max} = \sqrt{\dfrac{2\times7{,}72\times10^4\times120}{2{,}0\times10^4}} = \sqrt{927} \approx 30{,}4\ \text{m/s}\), soit 30,4 × 3,6 ≈ 110 km/h.
Résultat
vmax ≈ 30 m/s ≈ 110 km/h
Esprit critique
Le modèle suppose une force du gravier constante ; en réalité elle dépend de l'enfoncement des roues. Surtout, pour un camion de 40 t subissant la même force Fg, la décélération due au gravier serait deux fois plus faible : \(v_{max} = \sqrt{2(g\sin\alpha + F_g/m)L} \approx 25\ \text{m/s}\), soit seulement 90 km/h. D'où les marges de sécurité importantes prévues dans la conception de ces lits.