13 exercices corrigés (dont 1 difficile de synthèse et 1 de type BAC), construits directement sur les capacités exigibles du programme officiel — chapitre 2.
Nouveau : simulateurs, courbes interactives, animation des ions et spectres IR cliquables.
Chaque exercice cible une capacité exigible de la partie « Analyser un système chimique par des méthodes physiques » du BO, sur le périmètre traité dans le cours (spectrophotométrie, loi de Beer-Lambert, conductimétrie, loi de Kohlrausch, spectroscopie IR).
Un laboratoire contrôle la teneur en colorant E122 (azorubine) d'un soda. On place l'échantillon dans une cuve de spectrophotomètre et on mesure son absorbance à la longueur d'onde du maximum d'absorption du colorant.
1) Rappeler la loi de Beer-Lambert et isoler la concentration c.
2) Calculer la concentration molaire en colorant E122 de ce soda, puis sa concentration massique en mg·L⁻¹.
Une solution de permanganate de potassium, utilisée pour un titrage, est violette et absorbe fortement dans le vert-jaune. On prépare une solution de concentration connue C = 2,0×10⁻⁴ mol·L⁻¹ et on mesure son absorbance à λ = 525 nm (maximum d'absorption de l'ion MnO₄⁻).
1) Isoler ε dans la loi de Beer-Lambert.
2) Calculer la valeur de ε pour l'ion MnO₄⁻ à 525 nm. Cette valeur est-elle cohérente avec le fait que le permanganate soit visible à l'œil nu à des concentrations très faibles ?
Pour contrôler la teneur en ions nitrate NO₃⁻ d'une eau de rivière, on utilise une méthode colorimétrique : les nitrates, une fois transformés, donnent une coloration dont l'absorbance est proportionnelle à leur concentration. On mesure l'absorbance de plusieurs solutions étalons.
| C (×10⁻⁴ mol·L⁻¹) | 0 | 0,5 | 1,0 | 1,5 | 2,0 |
|---|---|---|---|---|---|
| A | 0 | 0,090 | 0,180 | 0,270 | 0,360 |
1) Vérifier que l'absorbance est proportionnelle à la concentration et déterminer le coefficient directeur k de la droite d'étalonnage A = k×C (en L·mol⁻¹).
2) En déduire la concentration en nitrate de l'échantillon d'eau de rivière.
Un élève mesure l'absorbance d'un échantillon très coloré et obtient A = 2,8, alors que sa droite d'étalonnage n'a été tracée (et vérifiée linéaire) que pour des absorbances comprises entre 0 et 1,0 environ.
1) Peut-il utiliser directement l'équation de sa droite d'étalonnage pour en déduire la concentration de cet échantillon ? Justifier.
2) Proposer une action expérimentale simple à réaliser avant de refaire la mesure.
3) Rappeler pourquoi toutes les mesures d'une même série (étalons et échantillon) doivent être réalisées à la même longueur d'onde.
Un sérum physiologique est une solution aqueuse de chlorure de sodium isotonique au sang. Pour rester dans le domaine de validité de la loi de Kohlrausch, on dilue le sérum 20 fois (20,0 mL de sérum complétés à 400,0 mL) et on mesure la conductivité de la solution diluée : σ = 9,7×10⁻² S·m⁻¹. On considère que seuls les ions Na⁺ et Cl⁻, en concentrations égales C, contribuent à cette conductivité.
1) Exprimer σ en fonction de λ(Na⁺), λ(Cl⁻) et de la concentration C' de la solution diluée, puis calculer C'.
2) En déduire la concentration C du sérum.
3) Le sérum est étiqueté « NaCl 9,0 g/L ». Calculer la concentration molaire correspondante et comparer au résultat de la question 2.
Une piscine « au sel » utilise un électrolyseur qui transforme le NaCl dissous. La teneur en sel recommandée est de 3 à 4 g·L⁻¹ (M(NaCl) = 58,5 g·mol⁻¹). Pour la vérifier, on mesure la conductance G de solutions étalons de NaCl avec la même cellule de conductimétrie.
| C (×10⁻³ mol·L⁻¹) | 2,0 | 4,0 | 6,0 | 8,0 |
|---|---|---|---|---|
| G (mS) | 0,50 | 1,00 | 1,50 | 2,00 |
1) Montrer, à partir du tableau, que G est proportionnelle à C, et déterminer le coefficient de proportionnalité k (G = k×C).
2) En déduire la concentration en NaCl de l'eau de la piscine (pensez à la dilution), puis sa concentration massique.
3) La teneur en sel est-elle dans la plage recommandée ?
L'eau de mer contient une très forte concentration d'ions dissous (environ 0,6 mol·L⁻¹ de NaCl dissous), bien supérieure à celle des solutions étalons de l'exercice précédent. Un technicien souhaite l'analyser directement par conductimétrie avec la même droite d'étalonnage.
1) La loi de Kohlrausch (proportionnalité entre conductivité et concentration) reste-t-elle valable pour une eau aussi concentrée ? Justifier en évoquant ce qui se passe entre les ions à forte concentration.
2) Quelle précaution expérimentale simple permettrait malgré tout d'estimer la concentration en ions de cette eau de mer par conductimétrie ?
Un laboratoire reçoit trois échantillons à analyser :
1) Pour chaque échantillon, indiquer si la spectrophotométrie, la conductimétrie, ou les deux méthodes combinées sont pertinentes pour caractériser ce qu'il contient (doser une espèce ou estimer la concentration en ions). Justifier à partir du principe physique de chaque méthode.
2) Pour l'échantillon C, expliquer pourquoi une seule des deux méthodes ne suffit pas à caractériser complètement la composition du jus.
Une boisson isotonique du commerce porte sur son étiquette : « colorant E102 : 32 mg/L » et « sodium (Na⁺) : 0,46 g/L, apporté par du chlorure de sodium ». Un laboratoire de contrôle qualité vérifie ces deux valeurs à l'aide de deux mesures physiques distinctes.
1) À partir de la mesure 1, retrouver (par le calcul, en mg/L) la teneur en colorant E102 et vérifier la cohérence avec l'étiquette.
2) À partir de la mesure 2, retrouver (par le calcul, en g/L) la teneur en sodium et vérifier la cohérence avec l'étiquette.
3) Expliquer pourquoi il a fallu deux méthodes d'analyse physique différentes pour contrôler cette seule boisson, et pourquoi ni l'une ni l'autre, seule, n'aurait suffi.
Un technicien reçoit deux échantillons non étiquetés, dont on sait seulement qu'il s'agit soit d'éthanol CH₃CH₂OH, soit d'acide acétique CH₃COOH. Il enregistre le spectre IR de chacun.
1) À l'aide de la table de données IR du cours, identifier le ou les groupes caractéristiques révélés par les bandes de l'échantillon 1.
2) En déduire, en justifiant, lequel des deux composés correspond à l'échantillon 1.
3) Identifier de même l'échantillon 2, en justifiant par l'absence de la bande C=O.
En biochimie, la méthode de Bradford est une méthode d'analyse spectroscopique utilisée pour mesurer la concentration de protéines en solution. L'expérience est réalisée à 595 nm, en présence de bleu de Coomassie. Comme pour tout dosage par spectrophotométrie, il faut au préalable effectuer un étalonnage. On prépare 5 tubes contenant des masses croissantes de protéines et on mesure l'absorbance à 595 nm.
| Masse (µg) | 0 | 2 | 4 | 6 | 8 |
|---|---|---|---|---|---|
| A (595 nm) | 0,10 | 0,33 | 0,57 | 0,81 | 1,09 |
1) Tracer l'allure de la courbe d'étalonnage de l'absorbance en fonction de la masse. Est-ce une droite de proportionnalité (passant par l'origine) ?
2) À quelle masse de protéines l'absorbance de 0,63 correspond-elle ?
3) En déduire la concentration γ en masse de protéines, exprimée en g·L⁻¹, de la solution étudiée.
Une solution d'acide chlorhydrique est obtenue par dissolution de chlorure d'hydrogène gazeux HCl(g) dans l'eau. Le produit du commerce, vendu comme décapant et détartrant, porte les indications suivantes :
1) Que signifient les pictogrammes présents sur la bouteille d'acide chlorhydrique ?
2) Quelles précautions faut-il prendre lors de l'utilisation de cette espèce chimique ?
3) Calculer la masse de chlorure d'hydrogène gazeux dissoute dans l'eau pour obtenir cette solution du commerce.
4) Calculer la concentration en masse γ (en g·L⁻¹) d'acide chlorhydrique dans cette solution du commerce.
5) Calculer la masse molaire moléculaire du chlorure d'hydrogène.
6) Calculer la concentration c₁ (en mol·L⁻¹) de l'acide chlorhydrique du commerce.
7) En utilisant la dilution indiquée sur l'étiquette (30 % d'acide pour 70 % d'eau), calculer le volume de solution du commerce à prélever pour préparer 500,0 mL de solution fille diluée.
8) Calculer la quantité de matière d'acide chlorhydrique dans la solution fille.
9) Calculer la concentration c₂ en quantité de matière d'acide chlorhydrique de la solution fille.
On dispose d'une solution de diiode dont on ne connaît pas la concentration, et d'une autre solution de concentration en diiode connue, C₀ = 2,00×10⁻² mol·L⁻¹. À l'aide d'une pipette jaugée, on prélève 2,0 mL de la solution connue, que l'on verse dans une fiole jaugée de 20,0 mL, et on complète avec de l'eau distillée. On réalise cette opération avec des volumes de 4,0 ; 6,0 et 8,0 mL de diiode, pour obtenir 4 tubes à essai étalons.
La solution de concentration à déterminer est trop concentrée : sa couleur ne correspond à aucun des quatre tubes étalons. À l'aide d'une pipette jaugée, on prélève alors 10,0 mL de la solution inconnue, que l'on verse dans une fiole jaugée de 25,0 mL, puis on complète avec de l'eau distillée. On verse la solution obtenue dans un 5ᵉ tube à essai.
1) Calculer les concentrations en quantité de matière de diiode dans les quatre premiers tubes.
2) Par comparaison de couleurs, en déduire la concentration c en mol·L⁻¹ de diiode dans le 5ᵉ tube.
3) En déduire la concentration en diiode de la solution initiale (avant dilution dans la fiole de 25,0 mL).
Coche honnêtement chaque compétence. Les cases cochées sont sauvegardées localement sur cet appareil.